[{"data":1,"prerenderedAt":-1},["ShallowReactive",2],{"$f9f7xR45vZAjB3NatdqMhzqcLSnHDUnMvGJI3NOKYU9M":3,"$fdlj8aj6J4GLmtTZ_E8-QJ2uVnVTSMpI8HSc1kI4y4zU":35},{"id":4,"slug":5,"pays_origine":6,"date_fondation":7,"logo":8,"image_hero":12,"translations":13},"a73ffbff-42d8-4b7c-93b9-5edf1094cfbf","bimota","Italie",1973,{"id":9,"width":10,"height":10,"title":11},"9ef5a571-4894-4af0-a8cf-7a7e404b2362",1024,"Bimota",null,[14],{"id":15,"constructeurs_id":4,"languages_code":16,"nom":11,"histoire":17,"sites_production_actuels":18,"sites_production_historiques":19,"adn_marque":20,"caracteristiques_cles":21,"modeles_emblematiques":30,"points_forts":31,"points_faibles":32,"meta_title":33,"meta_description":34},"5c8a2903-1860-4a01-b027-2bee445b2e1f","fr","## Comment est née Bimota ?\n\nL'histoire de Bimota commence par un accident de moto et une colère constructive. En 1972, Massimo Tamburini, passionné de course et cofondateur d'une entreprise de climatisation à Rimini, chute violemment au virage de la Quercia sur le circuit de Misano. Trois côtes cassées plus tard, il ne maudit pas la piste : il maudit le châssis de sa Honda CB750 Four, incapable de gérer la puissance du moteur. De retour chez lui, il dessine un cadre tubulaire en acier chrome-molybdène qui pèse seulement 13 kg, soit bien moins que le berceau double d'origine. Le résultat, baptisé HB1 (H pour Honda, B pour Bimota), réduit le poids total de la moto de 50 kg. C'est une révolution.\n\nBimota existe en réalité depuis 1966, date à laquelle Valerio Bianchi, Giuseppe Morri et Massimo Tamburini fondent une société de chauffage et climatisation à Rimini. Le nom \"Bimota\" est un acronyme formé des deux premières lettres de chaque patronyme : Bi-anchi, Mo-rri, Ta-mburini. En 1973, les trois associés décident de réorienter leur activité vers la moto. Bianchi, peu convaincu par ce virage, quitte rapidement l'aventure. Morri et Tamburini, eux, plongent tête la première.\n\n## Pourquoi Bimota ne fabrique-t-elle pas ses propres moteurs ?\n\nDepuis ses débuts, Bimota applique un principe simple mais redoutablement efficace : utiliser les meilleurs moteurs existants (Honda, Kawasaki, Suzuki, Yamaha, Ducati, BMW) et les installer dans des châssis infiniment supérieurs à ceux des constructeurs d'origine. Dans les années 1970, les motos japonaises avaient des moteurs puissants mais des cadres médiocres. Bimota comblait précisément ce fossé.\n\nLa nomenclature des modèles Bimota reflète cette philosophie : la première lettre indique le fournisseur du moteur (K pour Kawasaki, H pour Honda, S pour Suzuki, Y pour Yamaha, D pour Ducati, B pour BMW), suivie d'un \"B\" pour Bimota et d'un numéro de série. Ainsi, la KB1 (1978) utilise un moteur Kawasaki Z900, la SB2 (1977) un Suzuki GS750, et la DB1 (1985) un Ducati 750 F1. C'est élégant, logique, et ça raconte toute l'histoire de la marque en quelques lettres.\n\n## L'âge d'or : des années 1980 à la gloire en compétition\n\nEn 1983, Tamburini quitte Bimota après des différends avec Morri. Il part chez Cagiva, puis Ducati, où il concevra la légendaire 916 et plus tard la MV Agusta F4, deux des plus belles motos jamais dessinées. Son départ aurait pu être fatal, mais son successeur, Federico Martini, venu de Ducati, sauve la mise. Martini conçoit la DB1 en 1985, premier modèle à moteur Ducati, qui devient un succès commercial avec plus de 700 exemplaires produits. Il porte aussi la production annuelle à près de 1 200 motos.\n\nEn compétition, Bimota brille. En 1980, le Sud-Africain Jon Ekerold remporte le championnat du monde 350 cm3 sur une YB3 à moteur Yamaha. En 1987, Virginio Ferrari décroche le titre mondial TT F1 sur une YB4. Et en 1988, lors de la toute première saison du championnat mondial Superbike (WSBK), Bimota remporte sept courses, dont la première de l'histoire avec Davide Tardozzi.\n\n## Le projet Tesi : quand Bimota réinvente la direction\n\nLe projet Tesi (\"thèse\" en italien) est né en 1982 dans l'esprit de Pierluigi Marconi. Le concept : remplacer la fourche télescopique traditionnelle par un système de direction à moyeu central (hub-center steering). Concrètement, la roue avant est montée sur un bras oscillant, comme la roue arrière, et la direction est assurée par un ensemble de biellettes indépendant de la suspension. Les avantages théoriques sont considérables : pas de plongée au freinage (anti-dive naturel), séparation totale entre les fonctions de direction et de suspension, et une rigidité latérale supérieure.\n\nLe premier prototype Tesi utilise un moteur Kawasaki 550 cm3 en 1984. La version de production, la Tesi 1D à moteur Ducati, arrive en 1991. Si le concept fascine les ingénieurs et les puristes, il peine à convaincre le grand public et les pilotes habitués aux sensations d'une fourche classique. Le Tesi reste néanmoins la signature technologique de Bimota, un symbole d'audace qui traversera les décennies.\n\n## La chute : le fiasco de la V Due et la faillite\n\nÀ la fin des années 1990, Bimota tente un pari risqué : concevoir son propre moteur pour la première fois. La 500 V Due, présentée en 1997, est un bicylindre deux-temps à injection directe. Sur le papier, c'est brillant. En réalité, le système d'injection est défaillant, les moteurs tombent en panne et Bimota doit rappeler les 340 exemplaires produits. Seuls 21 exemplaires \"Evoluzione\" corrigés seront finalement assemblés. Le désastre financier est total : Bimota dépose le bilan en 2000.\n\nS'ensuit une série de changements de propriétaires dans les années 2000. L'investisseur milanais Roberto Comini relance la marque sous la direction technique de Sergio Robbiano, qui produit les DB5, DB6 Delirio et DB7 à moteur Ducati, ainsi qu'une nouvelle génération de Tesi. Le Suisse Daniele Longoni prend ensuite le relais et lance la BB3 propulsée par le moteur BMW S1000RR. Mais en 2017, l'usine de Rimini ferme ses portes et la marque semble condamnée.\n\n## La renaissance : Kawasaki entre en jeu\n\nEn octobre 2019, Kawasaki Heavy Industries acquiert 49,9 % du capital de Bimota. L'accord est stratégique : Bimota obtient un accès complet à la chaîne d'approvisionnement de Kawasaki (moteurs, électronique, composants homologués), tandis que Kawasaki bénéficie du savoir-faire châssis et du prestige artisanal italien.\n\nLe premier fruit de cette alliance est la Tesi H2, dévoilée à EICMA 2019 : le moteur suralimenté de la Ninja H2 (998 cm3, 231 ch) dans un châssis Tesi à direction à moyeu central, le tout habillé de fibre de carbone. Un monstre technologique limité à 250 exemplaires à 64 000 euros. Suit en 2022 la KB4, sportive néo-rétro à moteur Ninja 1000SX (142 ch, 1 043 cm3) dans un châssis ultra-court et léger, à environ 30 000 euros. En 2024 arrive la Tesi H2 TERA, premier crossover de Bimota, qui adapte le concept Tesi à un usage routier polyvalent.\n\n## Bimota aujourd'hui : retour en WorldSBK et avenir ambitieux\n\nEn 2025, Bimota fait un retour retentissant en championnat du monde Superbike sous la bannière \"Bimota by Kawasaki Racing Team\" (BbKRT). La KB998 Rimini, construite autour du moteur de la ZX-10RR et d'un châssis Bimota en tubes chrome-molybdène, est pilotée par Alex Lowes et Axel Bassani. La version route, nécessaire à l'homologation FIM, est produite à 500 exemplaires.\n\nLa gamme actuelle comprend la Tesi H2, la Tesi H2 TERA, la KB4, la KB4RC et la KB998 Rimini. La production reste artisanale à Rimini, avec le designer historique Pierluigi Marconi de retour aux commandes. Le réseau de distribution s'étend progressivement, avec un lancement au Royaume-Uni en 2025.\n\n## En résumé\n\nBimota est l'incarnation du génie châssis italien : une marque née d'un accident de course, portée par des designers visionnaires, capable de sublimer n'importe quel moteur dans un écrin d'aluminium, d'acier et de carbone. Après des décennies tumultueuses, le partenariat avec Kawasaki lui offre enfin la stabilité industrielle qui lui manquait, sans sacrifier son âme artisanale. Quand tu achètes une Bimota, tu n'achètes pas un simple moyen de transport : tu achètes un manifeste d'ingénierie.","Rimini, Émilie-Romagne, Italie","Via Covignano 103, Rimini, Italie (siège originel, 1966-années 1970)\nVia Giaccaglia 38, Rimini, Italie (usine historique, années 1980-2000s)","Bimota, c'est l'art du châssis poussé à l'obsession. Depuis 1973, cette micro-manufacture de Rimini prend les meilleurs moteurs du monde (Kawasaki, Ducati, Honda, Suzuki, BMW) et les habille de cadres qui transforment des motos ordinaires en machines extraordinaires. La direction à moyeu central Tesi, inventée maison dans les années 1980, reste un ovni technologique sans équivalent en série. Chaque modèle est assemblé à la main, avec de la fibre de carbone, de l'aluminium usiné et des composants haut de gamme signés Öhlins, Brembo et OZ. Aujourd'hui adossée à Kawasaki, Bimota allie enfin fiabilité industrielle japonaise et folie créative italienne. Les prix sont élevés, la production confidentielle, mais chaque Bimota est une leçon de châssis sur deux roues. Si tu cherches une moto qui ne ressemble à aucune autre, tu es au bon endroit.",[22,23,24,25,26,27,28,29],"Spécialiste châssis","Direction Tesi (hub-center)","Moteurs Kawasaki","Fibre de carbone","Production artisanale","WorldSBK","Rimini","Made in Italy","## Tesi H2\n\nDévoilée à EICMA 2019 et produite à 250 exemplaires, la Tesi H2 est le manifeste technologique de la nouvelle ère Bimota. Elle combine le moteur suralimenté de la Kawasaki Ninja H2 (998 cm3, 231 ch, compresseur mécanique) avec le système de direction à moyeu central Tesi, signature historique de la marque. Le moteur sert de membre structurel du châssis, entouré de bras oscillants en aluminium usiné et habillé de carénages en fibre de carbone. À 64 000 euros, c'est l'une des motos de série les plus radicales jamais produites, un objet de collection autant qu'une hypersportive.\n\n## KB4\n\nLancée en 2022, la KB4 est la sportive néo-rétro de Bimota, héritière directe des KB1, KB2 et KB3 des années 1970-80. Son moteur quatre-cylindres Kawasaki de 1 043 cm3 (142 ch) issu de la Ninja 1000SX est installé dans un châssis treillis ultra-court : 1 390 mm d'empattement, soit moins qu'une ZX-6R. Le radiateur, déplacé sous la selle pour raccourcir l'empattement, est une solution d'ingénierie typiquement Bimota. Carénage intégral en carbone, suspension Öhlins, freins Brembo Stylema, roues forgées OZ : à environ 30 000 euros, c'est le modèle le plus accessible de la gamme.\n\n## KB998 Rimini\n\nHomologation spéciale pour le retour de Bimota en WorldSBK 2025, la KB998 Rimini utilise le moteur de la Kawasaki ZX-10RR (998 cm3, 197 ch) dans un châssis Bimota en tubes chrome-molybdène à section ovale avec platine de pivot en aluminium usiné. Pilotée par Alex Lowes et Axel Bassani sous la bannière BbKRT, elle est produite à 500 exemplaires pour satisfaire les règles d'homologation FIM. C'est la première Bimota de compétition mondiale depuis la SB8K de 2000.\n\n## SB6\n\nProduite entre 1994 et 1996 à 1 144 exemplaires, la SB6 est le plus gros succès commercial de l'histoire de Bimota. Construite autour du moteur Suzuki GSX-R 1100, elle illustre parfaitement la recette classique de la marque : un moteur japonais éprouvé dans un châssis italien d'exception. Légère, précise et magnifiquement finie, elle reste très recherchée sur le marché de la collection.\n\n## Tesi 1D\n\nPremière moto de série au monde à direction à moyeu central, la Tesi 1D arrive en 1991 avec un moteur Ducati bicylindre. Née d'un concept de Pierluigi Marconi datant de 1982, elle sépare radicalement la fonction de direction de celle de suspension, un principe qui ne sera jamais copié en grande série par aucun autre constructeur. Production confidentielle, impact historique colossal.","- Expertise châssis légendaire : depuis 50 ans, Bimota sublime les moteurs des autres constructeurs dans des cadres exceptionnels\n- Technologie Tesi unique au monde : la direction à moyeu central est une exclusivité que personne d'autre ne propose en série\n- Partenariat Kawasaki offrant fiabilité moteur, électronique moderne et stabilité financière\n- Qualité de fabrication artisanale avec fibre de carbone, aluminium usiné et composants premium (Öhlins, Brembo, OZ)\n- Exclusivité totale avec des productions limitées qui en font des objets de collection\n- Retour en WorldSBK 2025 avec la KB998 Rimini, preuve de la crédibilité retrouvée en compétition","- Prix très élevés (de 30 000 à 64 000 euros) pour des motos dont les moteurs sont disponibles dans des machines trois fois moins chères\n- Réseau de distribution quasi inexistant dans de nombreux pays, rendant l'achat et l'entretien compliqués\n- Historique de fiabilité financière chaotique (faillite en 2000, multiples changements de propriétaires)\n- La direction Tesi déroute beaucoup de pilotes habitués aux sensations d'une fourche télescopique\n- Valeur de revente incertaine sur certains modèles récents, malgré le potentiel de collection","Bimota — Histoire, modèles et avis","Bimota : constructeur italien spécialiste du châssis depuis 1973. Direction Tesi, moteurs Kawasaki, production artisanale à Rimini. Guide complet.",{"data":36,"hasMore":37,"marques":38},[],false,[39,40,41,42],"Aprilia","KTM","Triumph","Yamaha"]