Suzuki GSX-R1000R
Suzuki GSX-R1000R 2026 : retour de la superbike 4 cylindres en Euro 5+, 195 ch, 203 kg, 20 499 €. Fiche technique, avis presse, rivales.
L'essentiel
La Suzuki GSX-R1000R revient en France en 2026, après trois ans d'absence, dans une série limitée « 40e anniversaire » homologuée Euro 5+ et vendue 20 499 €. Son quatre-cylindres de 999,8 cm³ à distribution variable développe 195 ch et 110 Nm pour 203 kg tous pleins faits, avec une électronique complète pilotée par une centrale inertielle. Moins puissante que ses rivales européennes mais moins chère, elle vise le motard de piste qui veut une superbike efficace et facile à exploiter.
L'avis de la presse mondiale
Méta-score
7 sources
Notes de la presse
Moteur exploitable malgré 7 ch de moins, châssis très stable, excellent toucher de frein, facile à exploiter pour un pilote amateur ; style conservateur, tableau de bord daté, ferme sur mauvaises routes, ABS qui intervient trop tôt sur circuit.
Superbike efficace et rassurante, poussée vigoureuse à mi-régime, gaz très précis, très bon freinage, l'une des sportives les plus confortables ; manque de puissance en ligne droite, instrumentation d'une autre époque, bracelets trop fermés.
Performances élevées à la portée d'un amateur, stabilité granitique, excellent appui du train avant, réglages simples, prix intéressant ; instrumentation LCD et ligne datées, moins d'allonge que les européennes au-delà de 12 000 tr/min.
Plus aboutie que l'ancienne : excellente poussée à mi-régime, gaz plus précis, contrôle de traction presque imperceptible, aucun souci en six heures d'endurance ; écran LCD daté, suspensions à régler, légère instabilité à haute vitesse, amortisseur de direction non réglable.
Superbike équilibrée qui aide à rouler vite de façon constante, puissance facile à doser, électronique efficace ; électronique un peu juste face aux rivales, puissance maximale en retrait, esthétique peu renouvelée.
Analyse technique avant essai : prix contenu, puissance un peu en retrait mais largement suffisante sur route, moteur conçu pour être préparé en course ; base technique de 2017, pas au niveau des superbikes de plus de 200 ch bardées d'électronique.
Essai route et circuit Carole : moteur Euro 5+ plein de caractère, freinage et suspensions de superbike, électronique rassurante, tarif alléchant ; tableau de bord daté, ailettes et décorations anniversaire peu convaincantes, vibrations, quickshifter moins agréable sur route.
Synthèse presse
L’avis de la presse mondiale
La GSX-R1000R 2026 a été présentée à la presse internationale en mai 2026 sur le circuit de Monteblanco, en Espagne, lors d’une épreuve d’endurance simulée de six heures organisée par Suzuki. Les essais étrangers publiés à ce jour sont donc des essais sur piste. Trois médias l’ont notée : MCN (4/5), Moto.it (8/10) et InMoto (7,6/10), soit une moyenne de 79/100.
Ce qui fait consensus
Le moteur séduit par sa poussée à mi-régime et sa douceur : Visordown, InMoto, Moto.it et SoyMotero parlent d’une puissance facile à doser et d’une poignée de gaz très précise. La partie-cycle inspire confiance (Moto.it, SoyMotero) et le freinage est jugé excellent par MCN. Surtout, tous insistent sur son accessibilité : MCN estime qu’un pilote de trackday ordinaire peut vraiment l’exploiter, contrairement à une BMW ou une Ducati, Moto.it parle d’une moto « en partie analogique » à la portée d’un amateur, et Visordown souligne qu’elle a tourné six heures sans voyant d’alerte ni baisse de performance.
Les reproches sont tout aussi partagés : l’écran LCD jugé daté (MCN, Visordown, InMoto, Moto.it), une ligne qui a peu évolué, et une puissance en retrait face aux rivales de plus de 200 ch, sensible au-delà de 12 000 tr/min.
Les points de désaccord
Les ailerons laissent sceptique : MCN et Visordown n’en ont pas senti l’effet, quand SoyMotero évoque une moto plus stable en forte accélération. L’ABS divise aussi : SoyMotero le trouve discret, MCN juge qu’il intervient trop tôt et Visordown qu’il se manifeste trop sur une piste bosselée. Enfin, Moto.it salue une stabilité « granitique », alors que MCN et Visordown ont relevé des secousses de guidon en forte accélération, atténuées par des réglages chez Visordown.
En France, Moto-Net l’a essayée sur route et sur le circuit Carole : il salue le moteur, le freinage, les suspensions et un tarif alléchant, mais regrette le tableau de bord, des vibrations persistantes et un quickshifter moins agréable sur route que celui de Kawasaki. Avant les essais, Bennetts BikeSocial résumait déjà l’équation : une base technique de 2017 et un peu moins de puissance que les meilleures, mais bien assez pour la route et un prix qui pourrait en faire une bonne affaire.
Citations clés
"Elle est sérieuse sur circuit et pourtant étonnamment facile à vivre sur route, ce qui en fait l'une des superbikes les plus complètes du marché en 2026."
"Elle ne gagnera peut-être pas la bataille des vantardises au comptoir, mais pour ceux qui roulent vraiment, habitués des journées circuit, pilotes ou anciens propriétaires de GSX-R1000, c'est celle qui semble avoir le plus de sens."
"Avec cette « Gixxer », nous avons retrouvé le plaisir d'une moto en partie « analogique », aux performances très élevées mais à la portée d'un amateur."
"En résumé, la Suzuki GSX-R1000R 2026 est une moto qui t'aide à rouler vite de façon constante et en confiance, ce qui est indispensable aussi sur route."
"On prend autant de plaisir à freiner qu'à accélérer sur cette machine !"
Points forts
- Quatre-cylindres coupleux à mi-régime grâce à la distribution variable, gaz très précis
- Partie-cycle stable et rassurante, excellent appui du train avant
- Suspensions Showa BFF et BFRC lite, freins Brembo monobloc
- Électronique complète et discrète (contrôle de traction à 10 niveaux, Roll Torque Control, ABS en courbe)
- Performances exploitables par un pilote amateur sur circuit
- Moins chère que la plupart des superbikes européennes et que la Fireblade
- Garantie Suzuki pouvant aller jusqu’à 10 ans
Points faibles
- Écran LCD jugé daté par la plupart des essais
- Puissance en retrait (195 ch contre 202 auparavant et plus de 200 ch chez les rivales), moins d’allonge au-delà de 12 000 tr/min
- ABS trop intrusif sur circuit selon MCN et Visordown
- Ligne peu renouvelée, ailerons à l’effet difficile à percevoir
- Bracelets fermés et jambes repliées pour les grands gabarits, vibrations sur route
- Plus chère que la Kawasaki Ninja ZX-10R
Notre avis
La GSX-R1000R est-elle de nouveau vendue en France ?
Oui. Faute d’avoir été mise aux normes Euro 5, la GSX-R1000R avait quitté le catalogue européen de Suzuki au début de 2023, tout en restant vendue ailleurs, notamment aux États-Unis jusqu’au millésime 2025. Pour les 40 ans de la famille GSX-R, née en 1985 avec la GSX-R750, Suzuki la relance en version homologuée Euro 5+ : une série limitée « 40e anniversaire » vendue 20 499 € TTC, prix annoncé par Suzuki France en février 2026.
Suzuki France annonçait 34 premiers exemplaires en concession dès avril pour les essais et les premières livraisons clients en juin et juillet ; en septembre 2026, la marque confirmait leur arrivée dans le réseau. Suzuki France ne propose que cette version R, en trois coloris inspirés des livrées de course d’autrefois : bleu et blanc, rouge et blanc, ou jaune et bleu. Comme toutes les Suzuki vendues neuves depuis le 1er janvier 2026, elle peut bénéficier d’une garantie allant jusqu’à 10 ans, kilométrage illimité, à condition d’être entretenue chaque année dans le réseau.
Qu’est-ce qui change avec l’Euro 5+ ?
Le moteur reste le quatre-cylindres en ligne de 999,8 cm³ lancé en 2017, mais il a été profondément revu. Le taux de compression passe de 13,2:1 à 13,8:1 grâce à de nouveaux pistons forgés, les soupapes d’échappement grandissent de 24 à 25 mm, les corps de papillon de 46 à 48 mm, et les tourillons du vilebrequin passent de 35 à 37 mm pour encaisser davantage de charge. Le croisement des soupapes (le court instant où admission et échappement sont ouverts en même temps) a été réduit, et un catalyseur plus gros a été rapproché du moteur pour chauffer plus vite. Le silencieux en titane passe de 8,3 à 5,5 litres.
Résultat : 195 ch (143,5 kW) à 13 200 tr/min et 110 Nm à 11 000 tr/min, contre 202 ch et 117,6 Nm pour la version européenne de 2017. Le poids reste de 203 kg tous pleins faits, le chiffre annoncé par Suzuki pour la GSX-R1000R de 2017. Suzuki ajoute de petits ailerons en carbone sec sur les flancs du carénage, livrés de série selon Suzuki France (Suzuki Italie précise qu’ils sont fournis avec la moto et montés à la demande ; ils sont en option aux États-Unis), un amortisseur de direction électronique et une électronique enrichie.
Que vaut son moteur ?
Le quatre-cylindres conserve la distribution variable SR-VVT, un système purement mécanique : des billes d’acier logées dans le pignon d’arbre à cames d’admission se déplacent sous l’effet de la force centrifuge et décalent l’ouverture des soupapes à haut régime. L’intérêt : garder du couple en bas sans sacrifier la puissance en haut.
La presse étrangère, qui l’a essayée sur le circuit de Monteblanco, en Espagne, salue surtout ses mi-régimes. Visordown décrit une poussée en sortie de virage qui ne semble pas loin de celle des superbikes de 210 ch, InMoto et Moto.it une reprise très vigoureuse et une poignée de gaz dosée avec une grande précision, sans à-coups même dans le mode le plus vif. En revanche, MCN, InMoto et Moto.it notent qu’au-delà de 12 000 tr/min elle pousse de façon plus linéaire, sans le coup de fouet final des européennes. Pour MCN, cette perte de puissance ne compte vraiment que face à un chronomètre.
Comment se comporte la partie-cycle ?
Le cadre double longeron en aluminium, le bras oscillant renforcé (dont le point de pivot se règle pour la course) et les suspensions Showa sont repris de la génération précédente : une fourche inversée BFF (Balance Free Front, dont l’amortissement est géré hors de la chambre du ressort) et un amortisseur BFRC lite. À l’avant, deux disques de 320 mm sont pincés par des étriers radiaux Brembo monobloc à quatre pistons, et l’ABS fonctionne aussi en courbe.
Moto.it juge la stabilité « granitique » et l’appui du train avant parmi les meilleurs de la catégorie. MCN loue la stabilité et le toucher de frein, mais a noté des secousses de guidon en accélérant fort sur les bosses dans les premiers rapports. Visordown a dû ajouter de la précharge à l’arrière pour calmer la moto en sortie de courbe et regrette un amortisseur de direction non réglable. Tous deux trouvent l’ABS encore trop intrusif sur circuit : il intervient trop tôt pour MCN, trop souvent sur une piste bosselée pour Visordown. Quant aux ailerons, censés réduire la portance de 8,4 % selon Suzuki (chiffre rapporté par MCN), ni MCN ni Visordown n’en ont perçu l’effet.
Quelle électronique ?
L’ensemble SIRS s’appuie sur une centrale inertielle Bosch à six axes : trois modes moteur (A, B et C), un contrôle de traction à dix niveaux désactivable, un anti-wheeling (Lift Limiter), le Roll Torque Control qui dose le couple selon l’angle d’inclinaison, un launch control, un quickshifter bidirectionnel (passage des rapports sans embrayage, à la montée comme à la descente), un ABS en courbe et un système qui évite le soulèvement de la roue arrière au freinage en descente. S’y ajoutent l’embrayage assisté et antidribble et une aide au démarrage à bas régime.
Visordown et SoyMotero décrivent une électronique efficace et discrète. Le point noir revient dans presque tous les essais : l’écran LCD, jugé d’un autre âge face aux écrans TFT couleur des rivales.
Pour qui ?
Pour le motard qui roule sur circuit et veut profiter d’une superbike sans être dépassé. Selon MCN, un pilote de trackday ordinaire a l’impression de vraiment l’exploiter, alors qu’une BMW ou une Ducati évoluent à un niveau difficile à atteindre ; Moto.it parle de performances à la portée d’un amateur. Sur la route, MCN la trouve étonnamment facile à vivre, mais ferme sur les revêtements dégradés.
Côté prix, elle coûte plus cher que la Kawasaki Ninja ZX-10R (18 999 €), mais moins que la BMW S 1000 RR (21 500 €), l’Aprilia RSV4 (22 100 €), la Honda CBR1000RR-R Fireblade (22 749 €) ou la Ducati Panigale V4 (28 390 €), toutes annoncées plus puissantes.
Combien consomme-t-elle ?
Suzuki annonce 6,8 L/100 km et 158 g/km de CO2 en cycle WMTC. Avec son réservoir de 16 litres, l’autonomie calculée atteint environ 235 km. Aucun essai étranger n’a publié de consommation mesurée. Le plan d’entretien européen n’a pas été publié ; le manuel Suzuki du modèle japonais prévoit une vidange tous les 6 000 km ou tous les ans.
D’où vient-elle ?
La GSX-R1000 est née en 2001 (160 ch, 170 kg à sec) pour succéder à la GSX-R1100. Elle a évolué en 2003, en 2005 (178 ch), en 2007 (185 ch, premiers modes moteur) et en 2009 (moteur à course courte), puis a été entièrement renouvelée en 2017 avec la distribution variable et la centrale inertielle. Selon Suzuki France, elle totalise 15 titres de champion du monde d’endurance FIM depuis 2001.
En résumé
La GSX-R1000R 2026 n’est ni la plus puissante ni la plus moderne des superbikes, mais la presse la trouve équilibrée, stable et facile à exploiter, et elle reste l’une des plus abordables de la catégorie. Si tu cherches une sportive pour tes journées circuit sans viser le chrono absolu, elle mérite un essai.
Caractéristiques techniques
| Cylindrée | 999 cm³ |
|---|---|
| Puissance | 195 ch (143,5 kW) @ 13 200 tr/min |
| Couple | 110 Nm (81,1 lb-ft) @ 11 000 tr/min |
| Poids | 203 kg (tous pleins faits) |
| Rapport poids/puissance | 1.04 |
| Hauteur de selle | 825 mm |
| Réservoir | 16 L |
| Consommation | 6,8 L/100 km (cycle WMTC) — 158 g/km de CO2 |
| Intervalle d'entretien | Vidange : 1 000 km (ou 1 mois), puis tous les 6 000 km ou tous les ans ; filtre à huile : 1 000 km, puis tous les 18 000 km ; liquide de frein : tous les 2 ans (manuel Suzuki du modèle japonais 2027 ; plan d'entretien européen non publié) |
| Type de moteur | Quatre cylindres en ligne de 999,8 cm³, 4 temps, double ACT, 16 soupapes, distribution variable SR-VVT, refroidissement liquide |
| Refroidissement | liquide |
| Transmission | 6 rapports, chaîne, embrayage assisté antidribble |
| Permis | A |
| Prix neuf | 20 499 € |
Détail moteur
| Alésage x course | 76 x 55,1 mm |
|---|---|
| Rapport de compression | 13,8:1 |
| Alimentation | Injection électronique, corps de papillon de 48 mm à commande électronique (ride-by-wire), deux injecteurs par cylindre dont un injecteur supérieur S-TFI |
| Distribution | Double ACT, 4 soupapes par cylindre, linguets, distribution variable à l'admission SR-VVT (mécanique, centrifuge) |
| Régime puissance max | 13200 units.rpm |
| Régime couple max | 11000 units.rpm |
| Démarreur | Électrique (Suzuki Easy Start System) |
| Norme Euro | Euro 5+ |
Châssis & partie cycle
| Type de cadre | Double longeron en aluminium, bâti arrière boulonné en tubes d'aluminium |
|---|---|
| Angle de chasse | 23.3 ° |
| Chasse | 95 mm |
| Empattement | 1420 mm |
| Garde au sol | 130 mm |
| Fourche avant | Fourche inversée Showa BFF (Balance Free Front) de 43 mm, réglable en précharge, compression et détente |
| Amortisseur arrière | Mono-amortisseur Showa BFRC lite à biellette, réglable en précharge, compression et détente ; bras oscillant à pivot réglable (usage course) |
| Frein avant | Double disque flottant de 320 mm (fixations à pions et Brembo T-drive), étriers radiaux Brembo monobloc à 4 pistons de 32 mm, durites inox |
| Frein arrière | Simple disque de 220 mm, étrier Nissin simple piston |
| Pneu avant | 120/70 ZR17 M/C (58W) Bridgestone Battlax Racing Street RS11 |
| Pneu arrière | 190/55 ZR17 M/C (75W) Bridgestone Battlax Racing Street RS11 |
| Système ABS | ABS Motion Track avec freinage en courbe et contrôle anti-soulèvement en descente (centrale inertielle Bosch à 6 axes), unité Astemo |
Électronique & aides
| Modes de conduite | A (Active), B (Basic), C (Comfort) |
|---|---|
| Contrôle de traction | Oui |
| Anti-wheeling | Oui |
| Quickshifter | Bidirectionnel, de série |
| Régulateur de vitesse | Non |
| Tableau de bord | Tableau de bord LCD multifonction |
| Autres équipements | Contrôle de traction STCS à 10 niveaux, désactivable, Lift Limiter (anti-wheeling) et Roll Torque Control (couple dosé selon l'angle), Launch control, Accélérateur électronique ride-by-wire, Embrayage assisté et antidribble SCAS, Amortisseur de direction électronique, Low RPM Assist (aide au démarrage) et Easy Start System, Batterie lithium-ion HY battEliiy P-series, Éclairage intégralement à LED |
Ergonomie & morphologie
| Position de conduite | Sportive : bracelets assez fermés, buste incliné, jambes repliées |
|---|---|
| Confort passager | Limité |
| Protection vent | Carénage intégral avec bulle de sportive, ailerons en carbone sur les flancs |
La GSX-R1000R garde la position de conduite de la génération précédente : bracelets, selle à 825 mm et jambes repliées. Bennetts BikeSocial rappelle qu’elle a toujours été plus spacieuse que certaines rivales, et InMoto la classe parmi les sportives les plus confortables, avec une bonne liberté de mouvement du buste et une protection correcte derrière la bulle.
Revers de la médaille, InMoto et Moto.it trouvent les bracelets trop fermés et la distance entre la selle et les repose-pieds un peu courte : au-delà de 1,80 m, ou si tes genoux sont fragiles, attends-toi à quelques courbatures après une journée de piste. Moto-Net, qui l’a aussi roulée sur route, juge au contraire la position des repose-pieds plutôt clémente pour un pilote de 1,80 m et apprécie la selle très longue, qui permet de reculer pour se caler derrière la bulle ; il signale en revanche que le moteur écarte les jambes et que la protection se limite au bas du corps à allure normale.
Au quotidien, MCN la trouve ferme sur les routes dégradées et Moto-Net relève des vibrations dans le guidon, la selle et les repose-pieds. La place passager reste un dépannage, comme sur toute superbike. Les essais internationaux ayant eu lieu uniquement sur circuit, le confort sur longue distance reste peu documenté.
Vie à bord & entretien
~~235 km (calculée : réservoir de 16 L / 6,8 L/100 km en cycle WMTC)
km
Autonomie estimée
| Chaîne | Chaîne DID 525HV3 de 120 maillons (Suzuki USA) ; intervalle d'entretien non communiqué |
|---|
Coût moyen révision
Non communiqué
Le plan d’entretien européen de cette version n’a pas été publié (le dossier de presse et les fiches techniques n’en parlent pas). Le manuel du propriétaire Suzuki du modèle japonais 2027 prévoit une première vidange à 1 000 km (ou après 1 mois), puis une vidange tous les 6 000 km ou tous les ans, un filtre à huile tous les 18 000 km et un liquide de frein renouvelé tous les 2 ans ; l’intervalle de contrôle du jeu aux soupapes n’y figure pas. Fais confirmer ces intervalles par ton concessionnaire. Prévois de toute façon un entretien annuel dans le réseau, car c’est la condition de la garantie Suzuki qui peut aller jusqu’à 10 ans, kilométrage illimité, pour les motos vendues neuves depuis le 1er janvier 2026. Si l’entretien a été fait ailleurs, il est possible de réintégrer le programme après un contrôle des codes défauts chez un concessionnaire.
Le moteur contient 4 litres d’huile et la transmission finale utilise une chaîne DID 525HV3 de 120 maillons (données Suzuki USA). Suzuki a revu les pièces internes du moteur (vilebrequin à tourillons plus épais, nouveaux pistons forgés, nouvelle chaîne de distribution) pour qu’il supporte les réglages de la compétition, et annonce une durée de vie pouvant atteindre 10 ans pour la batterie lithium-ion. Lors du lancement, Visordown a vu les motos boucler six heures d’endurance en ne changeant que les pneus, les plaquettes et le carburant, sans aucun voyant d’alerte.
À la date de rédaction, aucun rappel n’a été trouvé pour cette génération dans les bases NHTSA (États-Unis), RappelConso (France) et Transport Canada. Le coût moyen d’une révision n’est pas communiqué.
Les concurrentes directes
Comparer →| Modèle | Prix neuf | Puissance | Poids |
|---|---|---|---|
| Suzuki GSX-R1000R | 20 499 € | 195 ch (143,5 kW) @ 13 200 tr/min | 203 kg (tous pleins faits) |
| Kawasaki Ninja ZX-10R2026 | 18 999 € | 196 ch (206 ch avec Ram Air) | 209 kg (tous pleins faits) |
| BMW S 1000 RR2027 | 21 500 € | 210 ch | 198 kg (en ordre de marche) |
| Aprilia RSV42025 | 22 100 € | 220 ch | 204 kg (en ordre de marche) |
| Honda CBR1000RR-R Fireblade2026 | 22 749 € | 217 ch | 200 kg (en ordre de marche) |
| Ducati Panigale V42025 | 28 390 € | 216 ch | 191 kg (en ordre de marche, sans carburant) |
Les générations
- GSX-R1000 K1-K22001 – 2002
988 cm³ · 160 ch · 109,8 Nm · 170 kg (à sec)
Succède à la GSX-R1100 : moteur de 988 cm³ à injection dérivé de la GSX-R750 de 2000, cadre double longeron, 51 kg de moins que la GSX-R1100 de 1998.
- GSX-R1000 K3-K42003 – 2004
988 cm³ · 164 ch · 110,7 Nm · 168 kg (à sec)
Quatre chevaux de plus grâce à des injecteurs multitrous et un échappement revu, cadre à longerons extrudés plus rigide et plus léger, double optique verticale.
- GSX-R1000 K5-K62005 – 2006
999 cm³ · 178 ch · 117,6 Nm · 166 kg (à sec)
Moteur de 999 cm³ (compression 12,5:1, corps de 44 mm, double injection), partie-cycle plus compacte et embrayage limiteur de couple.
- GSX-R1000 K7-K82007 – 2008
999 cm³ · 185 ch · 116,6 Nm · 172 kg (à sec)
Zone rouge repoussée de 11 000 à 12 000 tr/min, double silencieux, premier sélecteur de modes moteur SDMS, repose-pieds réglables et nouveau cadre.
- GSX-R1000 K9-L62009 – 2016
999 cm³ · 185 ch · 116,6 Nm · 203 kg (en ordre de marche)
Moteur à course courte (74,5 x 57,3 mm), empattement raccourci, bras oscillant allongé de 32 mm, étriers avant monobloc ; légère mise à jour en 2012.
- GSX-R1000 / GSX-R1000R (L7)2017 – 2022
999 cm³ · 202 ch · 117,6 Nm · 203 kg (en ordre de marche)
Nouveau moteur à distribution variable SR-VVT, cadre plus léger, centrale inertielle, contrôle de traction à 10 niveaux ; version R avec quickshifter et launch control de série ; norme Euro 4.
- GSX-R1000R 40e anniversaire (Euro 5+)2026 – aujourd'hui
999 cm³ · 195 ch · 110 Nm · 203 kg (en ordre de marche)
Retour en Europe avec un moteur revu pour l'Euro 5+ (compression 13,8:1, soupapes d'échappement et corps de papillon plus gros, nouvel échappement), ailerons en carbone et électronique enrichie.
| Génération | Cylindrée | Puissance | Couple | Poids |
|---|---|---|---|---|
| GSX-R1000 K1-K22001 – 2002 Succède à la GSX-R1100 : moteur de 988 cm³ à injection dérivé de la GSX-R750 de 2000, cadre double longeron, 51 kg de moins que la GSX-R1100 de 1998. | 988 cm³ | 160 ch | 109,8 Nm | 170 kg à sec |
| GSX-R1000 K3-K42003 – 2004 Quatre chevaux de plus grâce à des injecteurs multitrous et un échappement revu, cadre à longerons extrudés plus rigide et plus léger, double optique verticale. | 988 cm³ | 164 ch | 110,7 Nm | 168 kg à sec |
| GSX-R1000 K5-K62005 – 2006 Moteur de 999 cm³ (compression 12,5:1, corps de 44 mm, double injection), partie-cycle plus compacte et embrayage limiteur de couple. | 999 cm³ | 178 ch | 117,6 Nm | 166 kg à sec |
| GSX-R1000 K7-K82007 – 2008 Zone rouge repoussée de 11 000 à 12 000 tr/min, double silencieux, premier sélecteur de modes moteur SDMS, repose-pieds réglables et nouveau cadre. | 999 cm³ | 185 ch | 116,6 Nm | 172 kg à sec |
| GSX-R1000 K9-L62009 – 2016 Moteur à course courte (74,5 x 57,3 mm), empattement raccourci, bras oscillant allongé de 32 mm, étriers avant monobloc ; légère mise à jour en 2012. | 999 cm³ | 185 ch | 116,6 Nm | 203 kg en ordre de marche |
| GSX-R1000 / GSX-R1000R (L7)2017 – 2022 Nouveau moteur à distribution variable SR-VVT, cadre plus léger, centrale inertielle, contrôle de traction à 10 niveaux ; version R avec quickshifter et launch control de série ; norme Euro 4. | 999 cm³ | 202 ch | 117,6 Nm | 203 kg en ordre de marche |
| GSX-R1000R 40e anniversaire (Euro 5+)2026 – aujourd'hui Retour en Europe avec un moteur revu pour l'Euro 5+ (compression 13,8:1, soupapes d'échappement et corps de papillon plus gros, nouvel échappement), ailerons en carbone et électronique enrichie. | 999 cm³ | 195 ch | 110 Nm | 203 kg en ordre de marche |
Chiffres constructeur (à défaut, presse spécialisée). Les conditions de pesée diffèrent selon les générations : comparer les poids avec prudence.
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Rappels constructeur
Aucun rappel connu pour ce modèle.
