Yamaha R1
Yamaha R1 2024 : sportive Crossplane 998 cm³, 200 ch, 201 kg, 20 499 €. Dernière R1 route vendue en France : fiche technique, avis presse, rivales.
L'essentiel
La Yamaha R1 est la sportive 1000 de Yamaha : un quatre-cylindres Crossplane de 998 cm³ et 200 ch, une électronique pilotée par centrale inertielle et 201 kg tous pleins faits. Le millésime 2024, vendu 20 499 € (27 999 € en R1M), est le dernier homologué pour la route en France : faute de version Euro 5+, Yamaha ne propose plus depuis 2025 que les R1 RACE et R1 GYTR, réservées à la piste. La presse salue son moteur, son châssis et ses aides au pilotage, mais lui reproche un freinage avant qui manque de mordant et une position éprouvante sur route.
L'avis de la presse mondiale
Méta-score
6 sources
Notes de la presse
Belle sportive bien finie, conforme Euro 5 sans perte de performances, au moteur et à l'accélérateur remarquables ; freinage avant, ABS intrusif, pilotage physique et tableau de bord critiqués ; sur route, un caractère unique mais une position fatigante
Électronique parfaitement cohérente, sonorité de MotoGP et accélérations brutales ; évolution plutôt que révolution, détente de fourche à régler et freins qui perdent du mordant sur piste
La R1 la plus rassurante et la plus avancée technologiquement à ce jour
Super-sportive aboutie et accessible, moteur et électronique excellents, meilleur rapport prix/prestations du comparatif face aux Aprilia, BMW et Honda ; freins qui faiblissent en usage intensif sur circuit
Synthèse presse
L’avis de la presse mondiale
La plupart des essais datent du lancement de la génération 2020, présentée à la presse sur le circuit de Jerez en septembre 2019 ; selon MCN, la R1 n’a plus connu d’évolution majeure jusqu’en 2024. Deux titres publient une note : MCN (4/5) et Motorcycle.com (89/100), d’où un score moyen de 85/100.
Ce qui fait consensus
- Le moteur Crossplane : tous louent sa sonorité, sa vigueur à haut régime et sa motricité. MCN estime qu’il pousse plus fort que ses rivaux entre le point de corde et la sortie du virage ; 1000PS parle d’un moteur génial, en particulier sur route.
- L’électronique : Motorcycle.com juge les aides au pilotage à peine perceptibles, Visordown les trouve parfaitement cohérentes et MCN classe l’anti-wheeling parmi les meilleurs.
- Le châssis : Cycle World y voit la R1 la plus rassurante et la plus avancée à ce jour, Motorcycle.com une moto facile à piloter vite.
Ce qui fâche
- Le freinage avant : c’est la critique unanime. MCN parle d’un freinage « en bois » qui faiblit en usage intensif, avec un ABS qui intervient trop tôt ; Motorcycle.com, Visordown, Bennetts BikeSocial et 1000PS regrettent un manque de mordant ou une baisse d’efficacité au fil des tours.
- Le confort sur route : Motorcycle.com qualifie la R1 de « torture » au quotidien et Bennetts BikeSocial décrit une position éprouvante hors circuit.
- L’instrumentation : MCN et Bennetts BikeSocial trouvent l’écran TFT en retrait face à BMW et Ducati ; avec Visordown, ils regrettent aussi l’absence de jauge à essence.
Les nuances
MCN et Visordown voient la version 2020 comme une évolution discrète plutôt qu’une révolution ; MCN la juge même « un petit pas » en configuration route. Bennetts BikeSocial salue au contraire le tour de force d’avoir conservé 200 ch malgré la norme Euro 5, tout en estimant que la BMW S 1000 RR garde un léger avantage. Sur route, son essayeur trouve la R1 bien plus mémorable que ses rivales à quatre cylindres en ligne grâce à son caractère. Dans son comparatif de 2020, 1000PS va plus loin : moins puissante que l’Aprilia RSV4, la BMW S 1000 RR et la Honda Fireblade, la R1 y est désignée meilleur rapport prix/prestations.
Citations clés
"La Yamaha R1 2020 flatte toujours son pilote sur circuit avec des aides au pilotage superbes, un ressenti exquis du pneu arrière, une vitesse immense et une bande-son hurlante, mais c'est un petit pas en configuration route : inutile de vous précipiter pour faire reprendre la vôtre."
"C'est tout simplement une moto facile à piloter vite, si tant est qu'une telle chose existe dans cette catégorie."
"Comme je le disais, la Yamaha n'est peut-être pas la moto la plus parfaite sur circuit (et je ne suis certainement pas assez doué pour la départager des autres), mais sur route, elle a un caractère et une personnalité qui manquent aux autres quatre-cylindres en ligne."
"Yamaha a choisi l'évolution plutôt que la révolution pour les YZF-R1 et R1M 2020, en affirmant que les deux motos sont plus faciles à piloter et plus raffinées que les versions précédentes, tout en étant conformes à la norme Euro 5."
"C'est surtout sur route que la moto marque des points avec ses atouts bien connus : un moteur génial, une électronique géniale, un ensemble génial !"
Points forts
- Moteur Crossplane au caractère unique : sonorité, allonge et motricité saluées par toute la presse
- Électronique très complète pilotée par centrale inertielle, discrète et efficace
- Châssis précis et rassurant, facile à piloter vite
- 200 ch conservés malgré le passage à la norme Euro 5
- Fiabilité notée 5/5 par MCN (et par le seul avis de propriétaire publié)
- Meilleur rapport prix/prestations du comparatif 1000PS de 2020
Points faibles
- Freinage avant qui manque de mordant et d’endurance sur piste, ABS intrusif et non désactivable
- Position éprouvante sur route, duo quasi impossible
- Écran TFT jugé daté et absence de jauge à essence
- Rétroviseurs peu utiles
- Plus vendue neuve en version routière en France depuis 2025
Notre avis
La Yamaha R1 est-elle encore vendue neuve en France ?
Plus en version routière. Le dernier millésime proposé par Yamaha Motor France est la R1 2024, à 20 499 € (tarif public conseillé au 1er janvier 2024), en coloris Icon Blue ou Midnight Black, aux côtés de la R1M à 27 999 €. Les deux modèles sont aujourd’hui rangés dans les archives du site Yamaha France.
En février 2024, Yamaha a confirmé à MCN qu’il ne développerait pas de R1 conforme à la norme antipollution Euro 5+, exigée en Europe à partir de 2025, et qu’il proposerait à la place des versions destinées exclusivement à la piste, comme il l’avait déjà fait avec la R6. Depuis 2025, Yamaha France ne vend donc plus que :
- la R1 RACE (20 799 €, modèle 2025), une R1 privée de ses équipements routiers mais dotée d’ailettes en carbone inspirées du MotoGP, d’une fourche KYB retravaillée et d’étriers Brembo Stylema ;
- la R1 GYTR, préparée pour la compétition avec des pièces Genuine Yamaha Technology Racing, sans prix public.
Yamaha réserve ces deux versions à la piste : elles ne sont pas homologuées pour la route. Cette fiche décrit donc la dernière R1 routière, celle que tu trouveras sur le marché de l’occasion.
Que cache le moteur Crossplane ?
Le quatre-cylindres en ligne de 998 cm³ développe 200 ch (147,1 kW) à 13 500 tr/min et 113,3 Nm à 11 500 tr/min. Sa signature, c’est son vilebrequin « Crossplane » calé à 270°-180°-90°-180°, hérité de la YZR-M1 de MotoGP : les explosions ne sont pas espacées régulièrement, ce qui donne à la R1 un son grave et rauque inimitable et, selon la presse, une motricité remarquable en sortie de virage.
Pour la génération 2020, Yamaha a retravaillé le moteur afin de passer la norme Euro 5 sans perdre de puissance : nouvelle culasse, linguets redessinés (les petits leviers qui transmettent le mouvement de l’arbre à cames aux soupapes), injecteurs à 10 trous, poignée de gaz entièrement électronique et quatre catalyseurs dans l’échappement. Le couple a même légèrement progressé (112,4 Nm sur la génération précédente).
Yamaha annonce 6,8 L/100 km. Lors de son essai routier, Bennetts BikeSocial a relevé 38 mpg, soit environ 7,4 L/100 km, et une autonomie d’environ 150 miles (240 km). Petite bizarrerie relevée par MCN, Visordown et Bennetts BikeSocial : il n’y a pas de jauge à essence, seulement un témoin de réserve.
Quelle électronique embarque-t-elle ?
C’est le grand point fort de la R1 depuis 2015. Une centrale inertielle à six axes (un capteur qui mesure en permanence l’inclinaison, le tangage et les accélérations de la moto) alimente sept aides au pilotage réglables :
- le contrôle de traction (TCS) et le contrôle de glisse (SCS), qui dose les dérapages de la roue arrière ;
- l’anti-wheeling (LIF) et le launch control (LCS), une aide au départ arrêté ;
- le quickshifter bidirectionnel (QSS), pour monter et descendre les rapports sans débrayer ;
- la gestion du frein moteur (EBM), à trois niveaux ;
- le contrôle du freinage (BC), un ABS à deux modes dont le second tient compte de l’angle d’inclinaison.
S’y ajoutent quatre modes de puissance, réglables depuis l’écran TFT couleur et une molette au guidon. Le boîtier CCU, qui enregistre tes données de roulage sur circuit et permet de régler la moto depuis un smartphone, est en option sur la R1 et de série sur la R1M.
Comment se comporte-t-elle sur route et sur piste ?
Le cadre Deltabox en aluminium porte une géométrie de pure sportive : 1 405 mm d’empattement, 24° d’angle de chasse et 102 mm de chasse. La fourche inversée KYB de 43 mm et l’amortisseur KYB sont entièrement réglables, avec 120 mm de débattement à l’avant comme à l’arrière. Le freinage repose sur deux disques de 320 mm pincés par des étriers monobloc à 4 pistons, et la moto pèse 201 kg tous pleins faits.
Sur circuit, MCN, Motorcycle.com et 1000PS saluent un châssis précis, une excellente motricité et des aides au pilotage si discrètes qu’on les oublie. Le reproche est unanime : le freinage avant manque de mordant et de constance en usage intensif, et l’ABS, impossible à désactiver, intervient trop tôt sur piste.
Sur route, Bennetts BikeSocial décrit une moto enivrante mais exigeante : position qui fatigue la nuque et le dos à allure modérée, quickshifter peu agréable à bas régime, rétroviseurs qui montrent surtout tes coudes. 1000PS trouve au contraire sa position plus supportable que celles d’une Honda Fireblade ou d’une Aprilia RSV4.
R1 ou R1M : quelle différence ?
La R1M (27 999 € en 2024) partage le moteur de la R1 mais ajoute des suspensions Öhlins à pilotage électronique (ERS) avec une fourche NPX pressurisée, un carénage et une coque arrière en carbone, le boîtier CCU et un pneu arrière de 200/55. Chaque exemplaire est numéroté. Elle pèse 202 kg, avec une selle à 860 mm. Elle vise les pilotes qui roulent très régulièrement sur circuit : pour le week-end sur route, Bennetts BikeSocial conseille la R1 de base.
À qui s’adresse la R1 ?
La R1 est réservée au permis A et Yamaha ne listait aucune version bridée A2 pour le millésime 2024. Ce n’est pas une moto pour débuter : Motorcycle.com rappelle qu’il faut déjà un bon niveau pour exploiter sa puissance. Elle s’adresse au motard expérimenté qui partage son temps entre routes sinueuses et journées circuit. Lors de la présentation de 2019, Yamaha indiquait d’ailleurs que 80 % des pilotes de R1 l’utilisent au moins en partie sur circuit (chiffre rapporté par 1000PS).
Face aux européennes, elle jouait la carte du prix : dans son comparatif de 2020, 1000PS la désignait meilleur rapport prix/prestations face aux Aprilia RSV4, BMW S 1000 RR et Honda Fireblade.
Si tu veux une sportive Yamaha neuve homologuée pour la route, il faut désormais regarder la R9, un trois-cylindres de 890 cm³ bien moins puissant (119 ch, à partir de 13 999 €).
En résumé
La R1 2024 conclut une lignée lancée en 1998 : un moteur au caractère unique, une électronique de pointe et un châssis taillé pour le circuit, à un prix qui restait inférieur à celui des rivales européennes selon 1000PS. Son freinage perfectible et sa position radicale rappellent qu’elle a d’abord été pensée pour la piste. Plus vendue neuve en version routière, elle s’achète désormais d’occasion, avec la meilleure note de fiabilité chez MCN, tandis que Yamaha fait vivre son nom sur circuit avec les R1 RACE et R1 GYTR.
Caractéristiques techniques
| Cylindrée | 998 cm³ |
|---|---|
| Puissance | 200 ch (147,1 kW) @ 13 500 tr/min |
| Couple | 113,3 Nm (11,6 m.kgf) @ 11 500 tr/min |
| Poids | 201 kg (tous pleins faits) |
| Rapport poids/puissance | 1.00 |
| Hauteur de selle | 855 mm |
| Réservoir | 17 L |
| Consommation | 6,8 L/100 km — 159 g/km de CO2 (donnée Yamaha) |
| Intervalle d'entretien | Vidange tous les 10 000 km ou chaque année (filtre à huile tous les 20 000 km) ; bougies remplacées tous les 20 000 km ; jeu aux soupapes et filtre à air tous les 40 000 km ; liquide de frein tous les 2 ans, liquide de refroidissement tous les 3 ans (manuel Yamaha) |
| Type de moteur | Quatre cylindres en ligne à vilebrequin Crossplane, 4 temps, double ACT, 16 soupapes, refroidissement liquide |
| Refroidissement | liquide |
| Transmission | 6 rapports, chaîne, embrayage à bain d'huile |
| Permis | A |
| Prix neuf | 20 499 € |
Détail moteur
| Alésage x course | 79,0 x 50,9 mm |
|---|---|
| Rapport de compression | 13,0:1 |
| Alimentation | Injection électronique, injecteurs à 10 trous, poignée de gaz électronique APSG et papillons YCC-T (ride-by-wire, sans câble) |
| Distribution | Double ACT, 4 soupapes par cylindre, linguets ; vilebrequin Crossplane calé à 270°-180°-90°-180° |
| Régime puissance max | 13500 units.rpm |
| Régime couple max | 11500 units.rpm |
| Démarreur | Électrique |
| Norme Euro | Euro 5 |
Châssis & partie cycle
| Type de cadre | Deltabox en aluminium (type diamant) |
|---|---|
| Angle de chasse | 24 ° |
| Chasse | 102 mm |
| Empattement | 1405 mm |
| Garde au sol | 130 mm |
| Fourche avant | Fourche inversée KYB de 43 mm entièrement réglable, débattement 120 mm |
| Amortisseur arrière | Mono-amortisseur KYB à biellettes entièrement réglable, débattement 120 mm |
| Frein avant | Double disque de 320 mm, étriers monobloc radiaux à 4 pistons |
| Frein arrière | Simple disque de 220 mm |
| Pneu avant | 120/70 ZR17M/C (58 W), Bridgestone Battlax RS11 |
| Pneu arrière | 190/55 ZR17M/C (75 W), Bridgestone Battlax RS11 |
| Système ABS | ABS avec contrôle du freinage BC à 2 modes (BC2 tient compte de l'angle et du glissement via la centrale inertielle), non désactivable |
Performances
| Vitesse max | 299 km/h |
|---|
Électronique & aides
| Modes de conduite | 4 modes de puissance (PWR), 4 préréglages personnalisables (YRC) |
|---|---|
| Contrôle de traction | Oui |
| Anti-wheeling | Oui |
| Quickshifter | Bidirectionnel, de série (QSS) |
| Régulateur de vitesse | Non |
| Tableau de bord | TFT couleur, sans jauge à carburant (témoin de réserve) |
| Connectivité | Aucune de série ; boîtier CCU d'acquisition de données (GPS, réglages via smartphone) en option, de série sur la R1M |
| Autres équipements | Centrale inertielle à 6 axes, Contrôle de traction TCS et contrôle de glisse SCS, Anti-wheeling LIF et launch control LCS, Gestion du frein moteur EBM (3 niveaux), Contrôle du freinage BC (2 modes), Amortisseur de direction électronique, Éclairage à LED, Bielles en titane |
Ergonomie & morphologie
| Position de conduite | Sportive radicale : bracelets, buste très incliné, jambes repliées |
|---|---|
| Confort passager | Limité |
| Protection vent | Carénage intégral inspiré de la M1, bulle de course |
| Charge utile | 185 kg |
La R1 adopte une position de sportive pure : bracelets bas, repose-pieds hauts et buste très incliné, avec une selle à 855 mm (860 mm sur la R1M). Mieux vaut l’essayer à l’arrêt avant d’acheter, surtout si tu n’as pas de grandes jambes. Le poids de 201 kg tous pleins faits reste dans la moyenne de la catégorie.
Sur circuit, cette position fonctionne parfaitement. Sur route, Bennetts BikeSocial décrit des bras très sollicités entre freinage et mise sur l’angle, une nuque et un dos qui souffrent dès que l’allure baisse, et une visibilité réduite dans la circulation. L’essayeur reconnaît toutefois avoir été surpris de ne pas finir courbaturé après une première sortie de 83 miles (environ 134 km). Motorcycle.com qualifie la R1 de « torture » au quotidien, tandis que 1000PS trouve sa position plus supportable que celles d’une Honda Fireblade ou d’une Aprilia RSV4.
Yamaha annonce une charge maximale de 185 kg (pilote, passager, bagages et accessoires compris), mais le passager est clairement oublié : Bennetts BikeSocial n’a trouvé personne capable de replier suffisamment les jambes pour son essai en duo. La protection repose sur le carénage et la bulle, pensés pour la position couchée : Yamaha annonce pour 2020 un carénage plus efficace de plus de 5 % et moins de pression du vent sur le pilote couché sur le réservoir. Les rétroviseurs montrent surtout les coudes, et l’absence de jauge à essence oblige à surveiller le témoin de réserve.
Vie à bord & entretien
~7,4 L/100 km (38 mpg relevés par Bennetts BikeSocial lors de son essai routier, conversion calculée)
L/100km
Consommation réelle
~~250 km (calculée : réservoir 17 L / 6,8 L/100 km Yamaha) ; environ 150 miles (~240 km) selon Bennetts BikeSocial
km
Autonomie estimée
| Vidange | tous les 10,000 km ou tous les 12 mois |
|---|---|
| Jeu aux soupapes | tous les 40,000 km |
| Bougies | tous les 20,000 km |
| Chaîne | Contrôle de la tension et de l'état, réglage et graissage tous les 800 km, ainsi qu'après un lavage ou un roulage sous la pluie (manuel Yamaha) |
Coût moyen révision
Forfaits Yamaha France (R1 depuis 2020, prix TTC maximums conseillés) : 225 € à 1 000 km, 405 € à 10 000 km, 605 € à 20 000 km, 995 € à 40 000 km ; 305 € pour l'entretien annuel de 1re année
Le manuel du propriétaire Yamaha de la R1 et de la R1M prévoit une révision tous les 10 000 km, et au minimum une fois par an : vidange à chaque fois, filtre à huile et bougies tous les 20 000 km, jeu aux soupapes et filtre à air tous les 40 000 km, chaîne à contrôler et graisser tous les 800 km. Yamaha France publie des forfaits pour les R1 et R1M à partir du millésime 2020 : 225 € pour la révision des 1 000 km, 405 € à 10 000 km, 605 € à 20 000 km et 995 € pour la grosse révision des 40 000 km (prix TTC maximums conseillés, pièces, huile et main-d’œuvre compris).
Si tu roules peu, l’entretien annuel coûte 305 € la première année, 375 € la deuxième (avec le remplacement du liquide de frein et d’embrayage, préconisé tous les 2 ans) et 385 € la troisième (avec le liquide de refroidissement, tous les 3 ans). Les éventuelles pastilles de soupapes et les consommables (pneus, plaquettes, kit chaîne) ne sont pas compris : ils s’ajoutent selon ton usage, en particulier si tu roules sur circuit.
Côté fiabilité, MCN attribue à la R1 2020-2024 la note maximale (5/5), tout comme le seul avis de propriétaire publié, et qualifie la génération précédente de machine extrêmement fiable. Aucun rappel n’a été trouvé pour cette génération (NHTSA, Transport Canada, RappelConso). Enfin, la garantie 5 ans de Yamaha Motor France ne concerne que les millésimes 2025 et suivants.
Les concurrentes directes
Comparer →| Modèle | Prix neuf | Puissance | Poids |
|---|---|---|---|
| Yamaha R1 | 20 499 € | 200 ch (147,1 kW) @ 13 500 tr/min | 201 kg (tous pleins faits) |
| Kawasaki Ninja ZX-10R2026 | 18 999 € | 196 ch (206 ch avec Ram Air) | 209 kg (tous pleins faits) |
| Honda CBR1000RR-R Fireblade2026 | 22 749 € | 217 ch | 200 kg (en ordre de marche) |
| BMW S 1000 RR2027 | 21 500 € | 210 ch | 198 kg (en ordre de marche) |
| Aprilia RSV42025 | 22 100 € | 220 ch | 204 kg (en ordre de marche) |
| Ducati Panigale V42025 | 28 390 € | 216 ch | 191 kg (en ordre de marche sans carburant) |
Les générations
- YZF-R1 (1998-2001)1998 – 2001
998 cm³ · 150 ch · 108,3 Nm · —
Première R1 : quatre-cylindres de 998 cm³ à 5 soupapes par cylindre et cadre Deltabox II en aluminium ; style affiné et 2 kg de moins en 2000.
- YZF-R1 (2002-2003)2002 – 2003
998 cm³ · 152 ch · 104,9 Nm · 174 kg (à sec)
Première R1 à injection électronique, ligne plus anguleuse et nouveau châssis.
- YZF-R1 (2004-2006)2004 – 2006
998 cm³ · 172 ch · 106,6 Nm · 172 kg (à sec)
Échappement sous la selle, plus de puissance (annoncée sans air dynamique), nouveau châssis et bras oscillant renforcé ; empattement allongé en 2006 et série limitée SP (Öhlins, jantes Marchesini, embrayage antidribble).
- YZF-R1 (2007-2008)2007 – 2008
998 cm³ · 180 ch · 112,7 Nm · 177 kg (à sec)
Passage à 4 soupapes par cylindre, accélérateur électronique, cornets d'admission à longueur variable et nouveau châssis ; 180 ch et 112,7 Nm annoncés sans air dynamique (189 ch avec).
- YZF-R1 (2009-2014)2009 – 2014
998 cm³ · 182,1 ch · 115,5 Nm · 206 kg (en ordre de marche)
Premier vilebrequin Crossplane dérivé de la M1 de MotoGP et nouveau châssis (puissance annoncée sans effet d'air dynamique) ; contrôle de traction en 2012.
- YZF-R1 (2015-2019)2015 – 2019
998 cm³ · 200 ch · 112,4 Nm · 199 kg (en ordre de marche)
Moto entièrement nouvelle, plus compacte, avec électronique pilotée par centrale inertielle à 6 axes (dont contrôle de glisse) et lancement de la R1M ; quickshifter bidirectionnel en 2018.
- R1 (2020-2024)2020 – 2024
998 cm³ · 200 ch · 113,3 Nm · 201 kg (en ordre de marche)
Mise aux normes Euro 5 à puissance égale (culasse, injection et linguets revus), accélérateur sans câble, frein moteur EBM, contrôle du freinage BC et carénage inspiré de la M1 ; dernière R1 homologuée route en France.
| Génération | Cylindrée | Puissance | Couple | Poids |
|---|---|---|---|---|
| YZF-R1 (1998-2001)1998 – 2001 Première R1 : quatre-cylindres de 998 cm³ à 5 soupapes par cylindre et cadre Deltabox II en aluminium ; style affiné et 2 kg de moins en 2000. | 998 cm³ | 150 ch | 108,3 Nm | — |
| YZF-R1 (2002-2003)2002 – 2003 Première R1 à injection électronique, ligne plus anguleuse et nouveau châssis. | 998 cm³ | 152 ch | 104,9 Nm | 174 kg à sec |
| YZF-R1 (2004-2006)2004 – 2006 Échappement sous la selle, plus de puissance (annoncée sans air dynamique), nouveau châssis et bras oscillant renforcé ; empattement allongé en 2006 et série limitée SP (Öhlins, jantes Marchesini, embrayage antidribble). | 998 cm³ | 172 ch | 106,6 Nm | 172 kg à sec |
| YZF-R1 (2007-2008)2007 – 2008 Passage à 4 soupapes par cylindre, accélérateur électronique, cornets d'admission à longueur variable et nouveau châssis ; 180 ch et 112,7 Nm annoncés sans air dynamique (189 ch avec). | 998 cm³ | 180 ch | 112,7 Nm | 177 kg à sec |
| YZF-R1 (2009-2014)2009 – 2014 Premier vilebrequin Crossplane dérivé de la M1 de MotoGP et nouveau châssis (puissance annoncée sans effet d'air dynamique) ; contrôle de traction en 2012. | 998 cm³ | 182,1 ch | 115,5 Nm | 206 kg en ordre de marche |
| YZF-R1 (2015-2019)2015 – 2019 Moto entièrement nouvelle, plus compacte, avec électronique pilotée par centrale inertielle à 6 axes (dont contrôle de glisse) et lancement de la R1M ; quickshifter bidirectionnel en 2018. | 998 cm³ | 200 ch | 112,4 Nm | 199 kg en ordre de marche |
| R1 (2020-2024)2020 – 2024 Mise aux normes Euro 5 à puissance égale (culasse, injection et linguets revus), accélérateur sans câble, frein moteur EBM, contrôle du freinage BC et carénage inspiré de la M1 ; dernière R1 homologuée route en France. | 998 cm³ | 200 ch | 113,3 Nm | 201 kg en ordre de marche |
Chiffres constructeur (à défaut, presse spécialisée). Les conditions de pesée diffèrent selon les générations : comparer les poids avec prudence.
Coloris disponibles
Rappels constructeur
Aucun rappel connu pour ce modèle.
